Parcoursup est devenu l’une des sources de stress les plus importantes pour les familles de terminale. La plateforme, les délais, les vœux, les lettres de motivation, les résultats qui tombent sans prévenir : tout ça crée une pression que beaucoup de lycéens et de parents vivent difficilement. Et dans ce contexte de stress, la tentation est forte, pour le parent, de prendre les choses en main. Après tout, les enjeux sont importants, le temps presse, et votre enfant semble parfois flotter sans direction précise. Mais prendre le dessus sur Parcoursup est l’une des erreurs les plus fréquentes, et souvent l’une des plus coûteuses. Pourquoi laisser votre enfant aux commandes Parcoursup, c’est le premier acte d’orientation autonome d’un jeune. Les choix qu’il fait là disent quelque chose de ce qu’il veut vraiment, de ce qui l’attire, de sa vision de l’avenir. Si c’est vous qui choisissez à sa place, ces signaux disparaissent. Par ailleurs, un lycéen qui intègre une formation que ses parents ont choisie sans qu’il y adhère vraiment aura beaucoup de mal à s’y investir. L’abandon en première année de licence ou de BTS est très souvent lié à un manque d’adhésion à la formation choisie. Le rôle concret du parent Vous pouvez être la personne qui s’assure que les délais sont respectés. La plateforme a un calendrier précis, et le stress fait parfois oublier les dates. Être le “rappeleur bienveillant” est utile sans être intrusif. Vous pouvez aider à structurer la réflexion. “Quelles formations t’ont l’air intéressantes jusqu’ici ?” “Qu’est-ce que tu sais déjà éliminer ?” “T’as regardé ce que les gens font après cette école ?” Ce sont des questions qui aident votre enfant à clarifier sa pensée, pas des directions imposées. Vous pouvez relire les lettres de motivation, en tant que premier lecteur, pas en tant qu’auteur. Corriger le français, vérifier la clarté, noter si quelque chose manque : c’est de l’aide. Réécrire entièrement à la place de votre enfant, ça lui retire sa voix. La lettre de motivation : sujet sensible Beaucoup de parents réécrivent les lettres de motivation de leur enfant. C’est compréhensible : elles sont parfois hésitantes, mal tournées, ou pas assez percutantes. Mais une lettre qui ne ressemble pas à l’enfant pose un problème pratique : si la formation convoque pour un entretien, le lycéen va devoir défendre des formulations qui ne sont pas les siennes. Ça se voit. Ce que vous pouvez faire : discuter avec votre enfant de ce qu’il veut exprimer. L’aider à trouver ses arguments. Lui poser des questions sur ses motivations pour qu’il les formule lui-même. Et ensuite, corriger la forme sans toucher au fond. Ce que vous pouvez faire pour le reste de l’année de terminale L’orientation post-bac se prépare bien avant Parcoursup. Les journées portes ouvertes des formations, les forums d’orientation, les discussions avec des étudiants dans les filières visées : tout ça aide votre enfant à construire une vision réaliste de ce qui l’attend. Certaines structures proposent un accompagnement à l’orientation qui complète le travail des professeurs et des conseillers de l’éducation nationale. Alveus notamment intègre un volet orientation dans son suivi, avec des conseillers qui connaissent bien le système et peuvent aider les élèves à construire un projet cohérent avec leur profil académique et leurs envies. Ce qui se passe si ça ne se passe pas bien Si les résultats de Parcoursup ne correspondent pas aux vœux de votre enfant, la phase complémentaire permet de faire d’autres demandes. Et au-delà : une formation qui n’était pas le premier choix peut très bien correspondre à ce que l’enfant est. Certains des parcours les plus réussis partent d’un “plan B.” Ce que vous pouvez faire à ce moment : rester calme, ne pas catastrophiser, et aider votre enfant à voir les options restantes avec un regard pragmatique plutôt que douloureux. Votre réaction à ce moment compte énormément pour la façon dont il va vivre la suite.